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Dans Les Conversations d’Émilie (1782), Louise d’Épinay, femme de lettres des Lumières liée au milieu encyclopédique, propose un modèle d’éducation féminine s’incarnant dans une série de vingt dialogues inspirés des conversations pédagogiques qu’elle a partagées avec sa petite-fille Émilie. S’appropriant, dans cette œuvre testamentaire, la structure de la conversation philosophique pour l’éducation d’une fillette et ancrant cette structure dans un cadre intime, elle offre une solution de compromis permettant aux femmes un accès à une formation morale et intellectuelle alliant bonheur et utilité sociale. L’intimité devient le terrain d’élection d’une pensée qui cherche son dépassement dans la transmission générationnelle de son modèle pédagogique et son prolongement dans un espace d’amitié et d’intellectualité féminines. Porteur, en point de mire, d’une réforme des possibilités sociales pour les femmes, le modèle de Louise d’Épinay, grâce à sa forme dialogique, s’inscrit pleinement dans ce que l’on pourrait appeler les « Lumières au féminin. »

La première personne que je dois chaleureusement remercier pour son soutien intellectuel, sa rigueur, son amitié, ses encouragements constants et pour tout ce qu’elle m’a permis d’apprendre et d’approfondir, est certes mon directeur de maîtrise, monsieur Thierry Belleguic, sans qui un semblable mémoire n’aurait pu être conçu ni écrit. La seconde est celle qui m’a communiqué son amour pour la littérature féminine et ce, dès le tout début de mes études universitaires : madame Chantal Théry. Pour toutes les fructueuses conversations que nous avons eues ensemble, attablées devant un café, semaine après semaine, pendant tout le temps de la conception de ce mémoire, je dois mille mercis à Sara, dont l’enthousiasme intellectuel et la profonde amitié m’ont souvent été d’une aide précieuse. Les joyeux et irremplaçables membres du Cercle d’Étude sur la République des Lettres ne sauraient être omis, leur bonne humeur et leur dynamisme m’ayant accompagnée pendant toute cette aventure académique.

À Diane, à Réal et à Olivier, je veux transmettre ma plus grande reconnaissance pour m’avoir toujours patiemment écoutée et encouragée, pour avoir toujours su me témoigner une inébranlable confiance et me communiquer une énergie sans lesquelles je ne serais peut-être pas aussi fière, aujourd’hui, de signer ce mémoire.

Strasbourg, le mercredi 26 février 2003

Enfin, je tiens à exprimer ma gratitude envers mes évaluatrices, mesdames Marie-Laure Girou-Swiderski et Rosena Davison. J’ai reçu avec bonheur les conseils et commentaires de ces éminentes spécialistes de la littérature féminine des Lumières et les remercie grandement du temps et de l’énergie qu’elles ont consacrés à mon travail, qui doit beaucoup à leur lecture aussi bienveillante qu’avisée.

Ottawa, le jeudi 5 juin 2003