Introduction

Nous vivons dans un monde qui évolue rapidement. Des changements importants surviennent dans les populations et dans notre environnement: vieillissement, nouvelles maladies, changements climatiques, problèmes politiques, avancées technologiques et autres. Ces changements affectent l’ensemble des secteurs de la société dont le réseau de la santé et des services sociaux. Ce réseau doit s’adapter aux nouvelles réalités, dans un contexte où les façons de faire sont questionnées, où l’efficience, l’efficacité, l’imputabilité et les approches centrées sur le client sont dorénavant valorisées. Parmi les changements observés, le traumatisme cranio-cérébral engendre une problématique relativement nouvelle. Ce type de traumatisme fait de plus en plus l’objet de préoccupations de par son taux d’incidence élevé, de même que par ses conséquences dramatiques pour l’individu affecté, ses proches et la société en général. Ses particularités ainsi que les moyens d’intervention, de la phase médicale à la phase d’intégration sociale, se doivent d’être davantage étudiés afin d’assurer la qualité des services et de mieux comprendre ce qui influence la participation sociale, but ultime de la réadaptation. L’identification des facteurs favorisant la participation sociale permet d’orienter l’amélioration continue des services et de cibler les interventions dans les domaines les plus prometteurs. Dans le but d’identifier de tels facteurs, cette étude adopte une perspective peu souvent utilisée dans les recherches antérieures. Au lieu de se centrer sur les incapacités et les modes de traitements traditionnels qui ont été jusqu’à maintenant l’objet de la majorité des recherches concernant ce traumatisme, elle porte sur la recherche des facteurs de résilience personnels et environnementaux qui peuvent favoriser la participation sociale. Les facteurs de résilience peuvent être définis comme étant les forces ou caractéristiques positives qui permettent de surmonter des difficultés. Pour répondre aux questions de recherche, une méthodologie mixte documentant des facteurs personnels et environnementaux par l’intermédiaire d’instruments de mesure et d’une entrevue semi-dirigée est utilisée. L’étude peut aussi être qualifiée de transversale, corrélationnelle et exploratoire, comprenant un volet phénoménologique. La collecte de données est effectuée auprès de victimes d’un traumatisme cranio-cérébral qui ont terminé les principales étapes de leur réadaptation et vivent dans leur milieu.