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La qualité du mâle, mesurée par la masse du spermatophore transmis, affecte le succès reproducteur des femelles de la légionnaire uniponctuée, Pseudaletia unipuncta (Lepidoptera : Noctuidae) des souches migrante (AN) et non migrante (Aç). Par contre, le nombre d’accouplements précédents du mâle, tout comme la provenance de la souche n’ont pas d’effet sur la durée de la période réfractaire des femelles accouplées (en terme de jours), mais les mâles açoriens retardent légèrement l’heure de la reprise de l’appel des femelles la nuit suivant leur accouplement. Basé sur des données déjà publiées, la sédentarité semble avoir entraîné l’adoption d’une stratégie monandre chez la souche açorienne, même si les résultats de la présente étude tendent à démontrer qu’elle n’a pas mené à des changements significatifs dans la stratégie reproductive des mâles. Puisque les mâles açoriens ne sont pas capables d’empêcher les femelles de se réaccoupler, ils pourraient plutôt avoir évolué vers une stratégie les avantageant dans la compétition spermatique par rapport aux mâles nord-américains.

Durant les deux années qui ont mené à la concrétisation de ce mémoire, j’ai été appelée à côtoyer de nombreuses personnes, qui ont, par leurs conseils ou leur support, grandement contribué à ce que j’atteigne les objectifs que je m’étaient fixés. Je ne pourrais donc passer sous silence l’aide précieuse qu’ils m’ont apportée en omettant de les remercier.

Je commence donc par remercier mon directeur de maîtrise, le Dr Jeremy McNeil, qui m’a fait confiance dès le début en m’accueillant dans son laboratoire et en me donnant l’opportunité de travailler sur un sujet aussi intéressant que celui de la reproduction chez les Lépidoptères. Un gros merci aussi pour ses commentaires pertinents et son soutien qui m’ont aidée à poursuivre dans mon cheminement jusqu’aux termes de ma rédaction. Son expertise en tant que conférencier aura presque réussi à me faire apprécier les prestations devant un public (ceux qui me connaissent bien savent que c’est un gros, gros début). Je tiens également à remercier ma co-directrice, le Dr Johanne Delisle, qui a su combler les absences de Jeremy, lors de ses nombreux voyages à l’étranger, par sa disponibilité et sa grande implication, surtout pour la pré-lecture des premières versions de ce mémoire, et qui m’a encouragée à persévérer dans la réalisation de mon projet. Tous deux auront réussi par leur passion des insectes et leur rigueur scientifique à m’imprégner profondément des aspects entourant la démarche scientifique, et du désir de toujours pousser plus loin mes connaissances. Merci à vous deux.

L’apport particulier d’une personne, tant grâce à son soutien au niveau académique que personnel m’aura permis d’en arriver où j’en suis maintenant. Nous aurons développé au cours de ces deux années une belle amitié, agrémentée de nombreuses discussions scientifiques ou non, et d’un amour commun pour nos « bibittes ». Par le temps qu’elle m’a accordé en me montrant tout le fonctionnement du laboratoire, une partie de la réussite de mes expériences lui revient. Sa capacité à prendre en riant les nombreux problèmes d’"incubateurs" qui sont survenus m’aura sans doute permis de ne pas me décourager. Merci à toi Marjorie. Merci aussi à toi Alain pour ta disponibilité et la vitesse avec laquelle tu réglais mes problèmes ou mes nombreuses questions en l’absence de Marjorie. Sans toi je serais probablement encore en train de me demander pourquoi mes femelles sont toutes infertiles.

Je tiens à remercier également tous les étudiants d’été qui sont passés au laboratoire, avec une mention spéciale à Anne-Isabelle et Mélanie, qui ont consacré un nombre incroyable d’heures à sexer et peser des pupes, compter des œufs ou courir après des papillons dans les chambres de croissance. Merci les filles pour votre disponibilité, tant la fin de semaine que lors des congés fériés, et merci aussi pour votre motivation et votre bonne humeur. Je profite de cette occasion pour remercier également les étudiants gradués de Jeremy et Johanne, soit David, Adam, Seyed, Mireille et Renée qui ont su me conseiller aux moments opportuns et répondre à mes interrogations, surtout lors de l’analyse de mes données et la rédaction de mon mémoire.

Je remercie aussi Helga Guderley et Michel Cusson, qui formaient mon comité et dont les commentaires pertinents auront contribué à améliorer la version finale de cette thèse. Merci aussi à Michelle Bernier-Cardou et Gaétan Daigle pour leur aide précieuse en statistiques.

Un énorme merci à mes parents, qui m’ont toujours poussée à me dépasser et à entreprendre des études universitaires et qui m’ont toujours encouragée et soutenue, même en ne comprenant pas toujours le but de mon étude. Merci aussi à Paul-André, mon conjoint, pour sa patience, son soutien et sa compréhension, même lorsque je devais passer sept jours sur sept au laboratoire. Je vais désormais pouvoir passer davantage de temps avec toi qu’avec mes papillons.

Cette étude a été rendue possible grâce au financement du Fond Québécois de la Recherche sur la Nature et les technologies. L’essence de ma recherche, contenue dans le chapitre 1 de mon mémoire, sera soumise prochainement pour fin de publication, avec Jeremy McNeil et Johanne Delisle comme co-auteurs.