Annexe 10 — Le scénario du Pavillon du Québec[171]

Ce scénario est daté, à la main, du 31 août 1965 et n’est pas signé[172].

Le Pavillon du Québec. Le scénario

Afin de laisser au visiteur une vue générale du Québec, la visite du Pavilon se fera grâce à un circuit ininterrompu dans lequel chaque spectacle devra concourir à cette image d’ensemble.

LE DÉFI

Le visiteur commencera sa découverte du Québec par une montée relativement lente dans un ascenseur transparent autour duquel se déroulera le spectacle du milieu naturel québécois. Cette présentation ne sera pas fragmentaire, de sorte qu’au lieu de passer devant une série de paysages, le visiteur sera enveloppé de toutes parts : en somme il sera dans le paysage et non devant. On désignera précisément cette présentation sous le nom spectacle enveloppant.

Pour exprimer la démesure dans le climat aussi bien que dans l’étendue, ce premier spectacle sera donc marqué par l’âpreté et la solitude des paysages de forêt, de glace et de roc, la rudesse du climat. Toutefois cet aspect hostile sera tempéré par une impression de force, de paix et, bien entendu, de beauté.

LE COMBAT

Principale étape du circuit de visite, LE COMBAT sera une suite de sept cellules communicantes où les moyens les plus variés seront mis en œuvre pour rendre chaque élément d’exposition. À certains points du parcours, tous les moyens seront utilisés simultanément dans une sorte de spectacle global.

Le visiteur aura ici le choix entre une visite rapide, dont le parcours se fera tantôt au niveau du spectacle, tantôt en surplomb, et une visite en détail de chaque élément. Le visiteur pressé qui aura choisi la visite rapide pourra, s’il le veut, revenir sur ses pas pour voir de plus près et plus longuement un spectacle qui aura particulièrement retenu son attention.

En quittant l’ascenseur, le visteur se trouvera après quelques pas devant un immense panneau-écran où s’illuminera une carte du Québec accompagnée de projections cinématographiques : ce sera le thème de la CONQUÊTE.

De là, le visiteur se dirigera vers une salle circulaire dont les parois auront la forme de barrages. Une fois dans la salle, il sera au centre d’un spectacle cinématographique sur trois écrans qui sera complété par divers autres moyens d’animation.

En entrant ensuite dans le secteur de la FORÊT, le visiteur verra d’abord la faune et les fourrures dans un décor forestier qui se prolongera pour illustrer les richesses de la forêt québécoise, de l’arbre jusqu’au produit manufacturé.

C’est un élément de détente qui attend alors le visiteur : le thème du SOL sera illustré par un cadre agréable où l’animation cédera la place à l’harmonie des décors.

Suivra le thème de sous-sol qui sera illustré dans une sorte de vaste puits que le visiteur dominera du haut d’une passerelle, après quoi il pourra voir le spectacle extrêmement animé de l’activité industrielle où seront mises en relief les réalisations les plus originales du Québec dans ce domaine.

Cette partie de la visite se terminera par un autre spectacle cinématographique présenté dans un décor vertical : ce sera le surgissement de la ville.

L’ÉLAN

La sortie du spectacle de la ville mènera le visiteur au sommet d’une rampe hélicoïdale accrochée aux parois d’un cône renversé occupant tout le centre du Pavillon et ouvert à la lumière par le haut. Il pourra donc redescendre au niveau du rez-de-chaussée tout en contemplant la suite des six thèmes de l’ÉLAN qui seront illustrés à la fois par des mobiles suspendus et par des éléments d’exposition fixés aux parois du cône.

QUÉBEC, AN 2000

Les divers éléments qui animeront le spectacle de Québec, An 2000 se trouveront au pied de la rampe dans un espace circulaire dégagé de toutes parts. Ce sera la fin du circuit de visite.



[172] . Il ne s’agit pas de la version définitive, comme l’atteste la référence à une rampe hélicoïdale dans la partie sur L’Élan. Le scénario définitif était un document beaucoup plus volumineux. Je remercie Gustave Maeder (communication personnelle, 2001) d’avoir attiré mon attention sur ce point.