CONCLUSION

Les résultats de cette étude indiquent une prévalence de l’infection similaire à celles des autres études dans les pays industrialisés. Ils indiquent également que la prévalence de l’infection à l’ H. pylori était plus importante (31,35 %) que celle avancée pour la population canadienne, soit entre 10 à 20 % (Veldhuyzen Van Zanten et al, 1994), ce qui montre que le problème est peut-être quelque peu sous-estimé.

Cette étude confirme la relation entre la séroprevalence à l’ H. pylori et l’âge des individus dans les régions rurales de Québec. Nous n’avons pas pu confirmer la relation entre la séroprevalence à l’ H. pylori et d’autres facteurs comme le revenu, l’occupation, le sexe, les maladies gastro-intestinales.

Cependant, il faut rappeler que la prévalence à l’ H. pylori dans cette population rurale de Québec a été évaluée à partir d’un faible effectif, réduisant la précision de nos résultats. De plus, les caractéristiques des sujets étudiés (consommateurs d’eau de puits en milieu d’agriculture intensive) fait que, l’inférence statistique de nos résultats à la population générale est difficile.

Il serait nécessaire de faire d’autres études avec un échantillon plus représentatif de la population générale et utiliser un questionnaire plus développé. Par ailleurs, il serait important que des études d’incidence de l’infection à l’ H. pylori soient menées pour aider à mieux comprendre son histoire naturelle et sa transmission.