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L'étude présentée dans ce mémoire a comparé l’efficacité de trois programmes de réadaptation post-opératoire, avec ou sans mobilisation passive continue (Continuous passive motion: CPM), chez des patients souffrant d'arthrose ayant subi une arthroplastie du genou (AG). Quatre-vingt-un patients ont été randomisés dans trois groupes: 1) physiothérapie usuelle sans CPM, 2) physiothérapie usuelle avec CPM 35 minutes par jour, 3) physiothérapie usuelle avec CPM deux heures par jour. La mesure principale était la flexion active maximale du genou 7 à 8 jours après l'AG (Post-test). Les mesures secondaires étaient l'extension du genou, le questionnaire WOMAC, le test "Timed up and go" et la durée du séjour hospitalier. Les groupes étaient comparables avant l'AG. Au Post-test, la flexion du genou et les mesures secondaires étaient comparables dans les trois groupes. Le CPM n'apporte pas de bienfaits additionnels et ne devrait donc pas être utilisé de routine dans les protocoles de réadaptation post-opératoires chez des personnes opérées pour une première AG

In this work, a randomized clinical trial was conducted to compare the efficacy of three in-hospital rehabilitation programs with and without continuous passive motion (CPM) on knee flexion, functional ability and length of stay after a primary total knee arthroplasty (TKA). Eighty-one patients who underwent a TKA for a diagnosis of osteoarthritis were randomly assigned to three groups immediately after TKA: 1) control group (CTL): conventional physical therapy (PT) intervention only; 2) experimental group 1 (EXP1): conventional PT intervention and CPM applications for 35 minutes daily; 3) experimental group 2 (EXP2): conventional PT intervention and CPM applications for 2 hours daily. The primary outcome was active knee flexion measured at discharge (7 to 8 days after TKA). Active knee extension, Timed Up and Go, results on the WOMAC questionnaire and length of stay were the secondary outcome measures. The characteristics and outcome measurements of patients in the three groups were similar at baseline, before TKA. No significant difference between the three groups was demonstrated in primary and secondary outcomes at discharge. The results of this study do not support the use of CPM in post-primary TKA rehabilitation programs, as applied in this clinical trial, since it did not further improve knee impairments or disability, nor did it reduce length of hospital stay.

L'étude présentée dans ce mémoire a été élaborée en collaboration avec Dre Hélène Moffet (ma directrice), professeure titulaire à l'Université Laval et chercheure au Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS), France Caron, physiothérapeute à l'Hôtel-Dieu de Québec du CHUQ ainsi que Denise Ouellet, physiothérapeute à l'hôpital Saint-François D'Assise du CHUQ et détentrice d'une maîtrise en médecine expérimentale. J'ai revu la littérature, élaboré le projet avec mes collègues, organisé et coordonné l'étude. J'ai été supportée par France Caron pour la coordination pendant toute la durée du projet. J'ai supervisé les interventions et me suis assurée que la collecte des données était faite rigoureusement. Pendant mes études de maîtrise, j'ai analysé les données du projet et présenté les conclusions dans différents congrès. Un article a été soumis à la revue "Physical Therapy". Les co-auteurs de l'article sont les professionnels qui ont participé à l'élaboration et à la réalisation de l'étude. En plus des personnes mentionnées précédemment, le docteur Julien Paquet était le chirurgien en charge de l'équipe d'orthopédistes et Lucie Nolet était l'infirmière-chef du département d'orthopédie. Elle a favorisé la participation des infirmières travaillant de jour et de soir à la présente étude.

J'aimerais remercier particulièrement Dre Hélène Moffet (ma directrice). Par son support et son encouragement nous avons réussi à mener à terme cette recherche. De plus, elle a semé le germe qui m'a orientée vers les études de maîtrise. Elle a su faire transparaître sa très grande rigueur et j'oserais croire qu'elle m'en a transmis une parcelle.

En plus des collaborateurs de l'étude, je voudrais remercier les physiothérapeutes qui ont participé aux évaluations, soit Hélène Clavet, Claire Coutu et Louise Watters, ainsi que toutes les physiothérapeutes de l'équipe de l'Hôtel-Dieu de Québec du CHUQ qui ont réalisé les interventions usuelles de physiothérapie. Je ne peux pas passer sous silence le travail des infirmières de jour et de soir qui ont collaboré aux installations pour les applications de CPM. Merci également aux ergothérapeutes qui ont inscrit leurs interventions réalisées auprès des patients. Un merci particulier à tous les patients qui ont participé à cette étude.

Pendant ces deux années de maîtrise, j'ai côtoyé des collègues étudiants sans lesquels certaines périodes auraient été plus difficiles. Merci à Jean-Sébastien Roy, Alain Gaumont et Kadija Perreault. Une pensée particulière et un grand merci à Marlène Viger, également étudiante à la maîtrise, qui est devenue une amie et avec laquelle j'ai échangé des idées, eu des discussions et partagé de bons moments. Un merci également à tout le personnel du CIRRIS pour le support technique tout au long de cette démarche.

Plusieurs organismes ont financé le projet de ce mémoire et je les remercie. Il s'agit de l'Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ), de la Fondation de Physiothérapie du Canada (Fonds Alun Morgan) et du Fonds des orthopédistes de l’Hôtel- Dieu de Québec du CHUQ.

Je remercie les organismes qui m'ont supportée financièrement et qui m'ont fait confiance en m'octroyant des bourses d'étude. Il s'agit du Réseau provincial de recherche en adaptation-réadaptation (REPAR), de l'Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ), du Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ) et des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Un dernier merci et non le moindre est adressé à mon époux pour son support et ses encouragements.