© Georges Langis, 2004
Résumé
Cette étude est une critique normative de l'éducation scolaire québécoise selon une conception de la justice sociale, celle de la théorie de la justice de J. Rawls. L'analyse emprunte la porte d'entrée de la légitimité morale de ses pratiques. Un important rappel historique, traduit dans une perspective politique, puis interprété dans les termes de la philosophie politique, compose son volet empirique et révèle notre objet d'analyse, une “philosophie publique” de l'éducation québécoise. L'analyse normative de cette dernière, prise pour représentation conceptuelle de l'éducation québécoise, scolaire et publique, et conduite en rapport avec la conception libérale égalitaire de Rawls, révèle une conception utilitariste dominante politiquement et inadéquate au regard du caractère moral des personnes. Une conception non seulement inadéquate mais injuste selon Rawls, vu la primauté kantienne des personnes qu'il défend.
Je dédie à mes parents, Juliette Boudreau et Valérie Langis, le travail présenté dans cette thèse. Car c'est d'eux que je tiens ces qualités de détermination et de persévérance qui m'ont permis de le réaliser. Et c'est également d'eux que je tiens les valeurs et les principes moraux qui m'en ont inspiré l'intérêt et également le choix de sa matière. Aussi, que sa réalisation leur soit un témoignage de reconnaissance et d'amour, eux qui, dans la simplicité et l'humilité, ont su cultiver et transmettre à leurs enfants, Roméo, Jean-Louis, Rhéal, Guy, Francine et moi-même, les plus grandes et les plus nobles des valeurs morales essentielles.
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