5.0 Conclusion

Les résultats démontrent que l’hétérogénéité des SIT observée chez l’humain et la souris n'est pas spécifique à un tissu particulier. Ces résultats confirment l’étude des sites d’initiation de la transcription effectués chez le rat.

De plus, cette étude a permis de constater que les caractéristiques identifiées pour la région promotrice humaine ne peuvent pas être transposées chez la souris. L’analyse bioinformatique a montré qu’aucune portion d’ADN dans la région promotrice n’est conservée à plus de 50% d’identité entre la souris et l’homme. Cependant, les séquences exoniques et certaines régions introniques sont très conservées entre ces deux espèces.

Cette étude démontre que la région promotrice clonée ne présente pas de caractéristiques de promoteurs à spécificité tissulaire, chez la souris. Au contraire, les expériences de transfection transitoire et de 5’RLM-RACE ont démontré que le promoteur du gène fah murin possède des caractéristiques de promoteurs ubiquitaires.

D’autres expériences seront nécessaires afin d’identifier le mécanisme de l’expression spécifique tissulaire observée pour la FAH. L’intron 1 de la souris devrait être cloné et des délétions de cette séquence devraient être obtenues pour identifier si le site protégé de la DNAse I est important pour la régulation spécifique au niveau du foie. Des expériences de transfections transitoires dans des lignées cellulaires devront être effectuées pour enlever le doute qu’entraîne le système hétérologue utilisé dans cette étude. Finalement des études avec des souris transgéniques seraient nécessaires afin de vérifier si la région promotrice murine confinent l’expression d’un transgène rapporteur dans les mêmes tissus et dans les mêmes proportions que la FAH humaine. La combinaison de ces résultats avec ceux de cette étude devrait permettre d’élucider les mécanismes de l’expression spécifique de la FAH.