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Partie 2 : La mutation à l’origine de la DM1

Table des matières

La mutation de la DM1 est une amplification de 50 à 5000 répétitions de CTG située dans la partie 3’ non-traduite du gène codant pour la protéine dystrophy myotonic protein kinase, DMPK. Les personnes ayant 37 répétitions de CTG sont normales, les personnes ayant 50 répétitions de CTG ressentent peu de manifestations de la maladie, alors que les personnes ayant plus de 3000 répétitions de CTG sont celles atteintes le plus sévèrement par la DM1.

Schématisation de la mutation caractéristique de la DM1. Dans la partie supérieure, l’ARN messager sauvage contenant de 5 à 37 CTG. Dans la partie inférieure, l’ARN messager muté contenant de 50 à 5000 CTG. Figure tirée de (Amack et Mahadevan, 2004).

La dystrophie myotonique de Steinert fait partie du groupe des maladies génétiques causées par une expansion d’un triplet de nucléotides. Les caractéristiques propres à cette catégorie de maladies génétiques sont décrites ci-dessous (Brice, 1998; Martin 1999; Paulson et Fischbeck , 1996).

Ces maladies se transmettent selon le mode autosomal dominant.

La sévérité des manifestations cliniques de la maladie est reliée avec la longueur de la répétition.

Les expansions sont stables jusqu’à un certain nombre de répétitions, puis deviennent instables et sont sujettes au phénomène d’anticipation.

Les maladies sont caractérisées par des instabilités mitotiques et méiotiques.

Elles sont ensuite divisées en deux sous-groupes, tout dépendant si l’ARN messager muté est traduit en protéine. Les maladies à expansion de nucléotides dont la protéine mutée est exprimée partagent entre elles plusieurs similarités au niveau moléculaire, suggérant un mécanisme pathologique commun. Lorsque la protéine n’est pas exprimée, le mécanisme semble dépendant de la séquence et de la localisation de l’expansion des nucléotides (Timchenko et al., 1999).

© Daniel Beaulieu, 2005