Collection Mémoires et thèses électroniques
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Introduction et structure de la thèse

Le règne végétal a su s’adapter à la quasi totalité des surfaces de la terre : des océans aux montagnes en passant par les oasis des déserts. De prime abord, les végétaux s’installent dans des environnements qui leur sont favorables, formant ainsi des écosystèmes équilibrés. L’homme, faisant partie de cet écosystème, tente depuis sa sédentarisation de l’adapter en y cultivant des plantes et en choisissant lui-même leur emplacement : optimal pour l’homme mais pas nécessairement pour la plante.

Un agroécosystème est alors créé, incluant le sol, le climat, les ravageurs de l’ancien écosystème mais aussi les végétaux nouvellement intégrés dans cet équilibre de même que les soins prodigués par les hommes. L’agriculture étant née, elle requiert de plus en plus de terrains vagues et d’ensoleillement. Pour ce faire, l’homme coupe les forêts pour adapter le territoire mais aussi pour ses besoins en chauffage et en logement. Depuis lors agriculture et foresterie cohabitent.

Aujourd’hui, la population mondiale poursuit sa croissance exponentielle mais la densité de la population vivant dans des zones rurales est de plus en plus faible. Afin de nourrir convenablement l’ensemble des êtres humains, majoritairement citadins, les terres agricoles doivent fournir un meilleur rendement qu’auparavant. Cette augmentation du rendement passe par un accroissement de la productivité mais aussi par le développement de nouvelles terres agricoles, au détriment des terres forestières. En effet, la superficie mondiale des terres forestières a diminué de 2 % dans les dix dernières années, au profit des terres agricoles (FAO, 2003). Il devient important aujourd’hui d’allier productivité agricole, protection de l’environnement et protection des superficies forestières. Ce développement durable de l’agriculture et de la foresterie inclut notamment l’instauration de techniques agroforestières et une gestion en fonction des bassins versants. Le développement de technologies et de méthodes de gestions qui augmenteront les rendements des productions agricoles et forestières aura un impact positif sur les forêts du monde, leur conservation et l’amélioration de la qualité de vie de bien des populations (FAO, 2003).

Cette thèse s’inscrit dans un effort de développement durable visant une augmentation de la productivité des cultures tout en conservant un environnement sain. Son objectif principal est de vérifier le potentiel de détection de carences nutritives chez les plants de pommes de terre en utilisant les propriétés optiques des végétaux. À titre d’exemple, le potentiel de détection de carences par la réflectance et la fluorescence active sera comparé et un indice de déséquilibre nutritif sera développé. La thèse sera présentée sous forme d’articles et sera divisée en six chapitres incluant 1) une revue de littérature présentant les diverses problématiques et enjeux qui ont donné naissance à ce projet de recherche, 2) les objectifs et les hypothèses de recherche, 3) une méthodologie générale, 4) les trois articles répondant aux objectifs spécifiques de chacune des hypothèses, suivis d’une conclusion générale.

© Marie-Christine Bélanger, 2005