Collection Mémoires et thèses électroniques
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Ce mémoire traite des motivations et des pratiques des campeurs saisonniers du Québec. S’inspirant de l’approche conceptuelle de Setha Low ayant trait à l’aménagement et aux conflits urbains, il s’intéresse aux différentes manières dont les campeuses et les campeurs produisent et construisent socialement l’espace, le temps et la sociabilité dans les terrains de camping sur lesquels ils résident année après année. Le mémoire repose sur une enquête ethnographique menée dans deux terrains de camping de la région de Montréal à l’été 2006. La recherche a permis de découvrir que, loin d’être des consommateurs passifs des services de loisir offerts dans les terrains de camping, les campeurs saisonniers s’impliquent activement dans l’aménagement spatial des terrains et des sites de camping, dans l’élaboration et la gestion des activités collectives qui leur servent de points de repères temporels tout au long de la saison et dans la mise en place d’une atmosphère propice aux échanges sociaux.

This thesis explores the motivations and practices of seasonal campers in the province of Quebec. Following Setha Low’s conceptualization of urban development and conflicts, the author examines the different ways in which campers, year after year, socially produce and construct space, time and sociability in their campground. The thesis is grounded in an ethnographic study completed during the summer of 2006 in two campgrounds located near the city of Montreal. The research results show that, far from being passive consumers, seasonal campers contribute actively to the spatial development of camping grounds and sites, to the organization and management of collective activities and to the creation of an environment which facilitates social exchange.

Même si l’écriture d’un mémoire peut être une entreprise très solitaire par moment, la collaboration de plusieurs personnes a été essentielle pour que ce projet voie le jour. Tout d’abord, j’aimerais remercier tous les campeurs, campeuses, propriétaires et employés qui ont contribué à cette recherche. Autant au camping Le Marquis qu’au camping du Lac Cristal, j’ai eu la chance d’être accueillie chaleureusement et de rencontrer des personnes très généreuses. Merci pour votre aide lorsque vous avez répondu à mes questions, que vous avez coupé mon gazon ou que m’avez appris à jouer à la pétanque ou aux fers. Je garde de très bons souvenirs de l’été que j’ai passé avec vous tous. Vous avez réussi à me transmettre votre amour du camping et j’espère que j’ai pu le faire à mon tour dans ce mémoire.

J’aimerais aussi remercier Nicolas, qui m’a accompagné tout au long de mes études de maîtrise. Ton amour, ton écoute et ta facilité à entrer en relation avec des gens que tu viens de rencontrer m’ont grandement aidée. Tu m’as suivi même sur le terrain et je ne te remercierai jamais assez pour avoir accepté de vivre dans une roulotte durant quatre mois, de jouer à la pétanque et au baseball poches et surtout de m’avoir écouté discuter durant des heures avec des gens sur des sujets tout autres que le camping.

Je n’aurais pas non plus mener à bien ce mémoire sans l’aide précieux de mes parents, René et Diane. Vous m’avez toujours supporté dans mes projets, même lorsqu’ils étaient des plus étranges comme celui-ci. Vous m’avez facilité grandement la tâche en me prêtant votre roulotte durant quatre mois et surtout en venant toutes les trois semaines la transporter d’un terrain de camping à l’autre. Ce mémoire c’est un peu le vôtre parce que vous m’avez toujours encouragée à me surpasser et à viser la perfection.

Finalement, je veux remercier spécialement Manon Boulianne qui a supervisé mon travail durant les deux ans que j’ai passés à l’Université Laval. Je te remercie d’avoir cru en moi dès le départ même si nous ne nous connaissions pas du tout. Nos discussions ont grandement enrichi le contenu de ce mémoire et j’ai énormément appris de tes réflexions. Merci d’avoir pris le temps de lire les multiples versions des chapitres qui suivent et de m’avoir forcé à retravailler la moindre petite phrase.

© Catherine Allen, 2007