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Pour une problématisation de la technologie en éducation: Propositions théoriques pour un espace pédagogique alternatif de la technologie


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Résumé:

Cette thèse s’intéresse à la place alternative que pourrait prendre la technologie dans la poursuite des grandes finalités éducatives qui ont pour objectif de former des citoyens qui ont le souci des autres et qui participent à relever les défis de notre temps. Proposer un rôle alternatif à la technologie en éducation, c’est d’abord critiquer son rôle actuel, c’est faire passer la technologie du statut de solution à celui de problème. Cette critique de la technologie se fonde sur une perspective issue des théories critiques qui autorise à penser la technologie au-delà de son aspect fonctionnel en y reconnaissant un aspect politique. La démarche méthodologique empruntée dans cette recherche est théorique et spéculative, interpellant les axes que sont l’interprétation, l’argumentation et le récit. Cette thèse a pour premier objectif l’appropriation de la théorie politique de la technologie d’Andrew Feenberg. Cette théorie, qui est aussi le cadre théorique de la recherche, est présentée aux côtés des principales théories de la technologie. Un deuxième objectif consiste à dresser un idéal-type du hacker. Le hacker est ce personnage de la révolution numérique qui code, décode et recode la technologie et les réseaux. C’est cet idéal-type qui est confronté à la théorie de Feenberg. Un dernier objectif consiste à formuler des propositions théoriques qui pourraient enrichir le champ d’études de la technologie éducative en intégrant d’une manière explicite la dimension politique de la technologie en vue de constituer un espace pédagogique alternatif de la technologie. La mise en parallèle de la théorie de Feenberg et de l’idéal-type du hacker nous permet de souligner l’importance de certaines adéquations. Il semble que tenir compte de la friction entre un pouvoir de normalisation et un pouvoir d’affirmation de la part de citoyens-acteurs change l’espace pédagogique traditionnel de la technologie. Cette friction, loin d’être nuisible, est plutôt la chance de comprendre le type d’humain normé qui est produit par une technologie, et de modifier ce processus par le souci de soi et des autres. Cette « pédagogie de la technologie » intègre des aspects politiques, esthétiques et éthiques sans rejeter l’aspect fonctionnel de la technique.

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Version 2.1