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Alimentation et inflammation: considérations épidémiologiques, cliniques et métaboliques


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Résumé:

L’inflammation systémique et chronique dite « de faible intensité » est un élément clé du développement et de la progression de plusieurs désordres métaboliques tels que l’athérosclérose, le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. De plus en plus d’évidences suggèrent que l’alimentation jouerait un rôle de premier plan dans la modulation du profil inflammatoire, mais plusieurs questions demeurent non résolues à ce jour. Ainsi, l’objectif global du présent projet de doctorat était d’étudier l’impact de l’alimentation sur l’inflammation et ses mécanismes sous-jacents en utilisant trois approches expérimentales, soit 1) une approche épidémiologique, 2) une approche clinique et 3) une approche métabolique. L’alimentation a elle-même été étudiée sous différents angles incluant de simples nutriments (acides gras, dont les oméga-3), des aliments (produits laitiers) et des profils alimentaires reflétant l’alimentation dans sa globalité. En premier lieu, nous avons évalué les associations entre divers facteurs nutritionnels (oméga-3 et profils alimentaires) et le profil inflammatoire chez deux nations autochtones du Nord-du-Québec. Ces populations ont été choisies étant donné la forte et récente augmentation de la prévalence de plusieurs désordres métaboliques chez celles-ci parallèlement à un important phénomène de transition nutritionnelle. De façon globale, nos travaux démontrent que l’alimentation des Cris de la Baie-James et des Inuits du Nunavik semble exercer une influence non significative sur leur profil inflammatoire. En second lieu, nous avons réalisé une étude d’intervention nutritionnelle randomisée contrôlée portant sur l’impact de la consommation de produits laitiers sur l’inflammation ainsi qu’une revue systématique de la littérature sur le sujet. Il ressort de ces travaux que la consommation de produits laitiers dans le cadre d’une alimentation saine n’exerce aucun effet défavorable sur le profil inflammatoire. En troisième lieu, nous avons réalisé deux études d’intervention nutritionnelle randomisées contrôlées, conçues selon un devis en chassé-croisé, qui suggèrent que la consommation de divers acides gras, dont des acides gras oméga-3 d’origine marine, influence peu ou pas l’expression de gènes inflammatoires dans le sang de sujets avec obésité abdominale ou dans le duodénum d’hommes obèses et atteints du diabète de type 2. Bref, d’après l’ensemble des présents travaux, l’alimentation influencerait peu l’inflammation.

Abstract:

Low-grade systemic inflammation is a key etiological factor in the development and progression of several multifactorial disorders including atherosclerosis, type 2 diabetes and cardiovascular diseases. Increasing evidence suggests that diet significantly modulates the inflammatory profile. However, several questions about this topic remain unanswered at this time. The major aim of the present PhD project was to study the impact of diet on inflammation and its underlying mechanisms by using three different experimental approaches, namely 1) an epidemiological approach, 2) a clinical approach and 3) a metabolic approach. Diet also has been studied from various angles including nutrients (dietary fatty acids, such as omega-3), foods (dairy products) and dietary patterns reflecting diet as a whole. First, we assessed the associations between different nutritional factors (omega-3 and dietary patterns) and circulating inflammatory biomarkers in two Aboriginal nations from Northern Quebec. These nations were selected based on the considerable and recent increase in the prevalence of several metabolic disorders in these populations in conjunction with an important nutrition transition. Overall, our work indicates that the diet of the James Bay Cree and Nunavik Inuit populations appears to exert only a trivial influence on their inflammatory profile. Second, we conducted a randomized crossover controlled nutrition intervention study assessing the impact of dairy product consumption on inflammation as well as a systematic review of the literature on this topic. Our work suggests that consumption of dairy products as part of a healthy diet has no adverse effect on the inflammatory profile. Third, we conducted two randomized crossover controlled nutrition intervention studies which showed that the consumption of different dietary fatty acids, including omega-3 fatty acids from marine sources, exerts little or no influence on the expression of inflammatory genes in whole blood cells of individuals with abdominal obesity or in duodenal cells of obese men with type 2 diabetes. Taken together, our various works presented here suggest that diet has a minor influence on inflammation.

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Version 2.3